De Saujon à Los Arcos : 74 km / 2,5 jours
1er mai 2013 : Après un petit déjeuner très pluvieux avec mes camarades du GASS qui préparent la brocante, je prends le train direction Pampelune. Changement à Saintes, puis Bordeaux, puis Irun où j'ai 3h00 d'attente. J'en profite pour me renseigner sur les gares possibles pour le retour. Je pensais repartir de O Cebreiro, mais il n'y a pas de gare à proximité. Je verrai donc pour prendre un bus qui me ramènera vers Ponferrada.
Ici à Irun, la gare est déserte et heureusement il fait beau, environ 15°. J'ai fait le tour du quartier mais tout est fermé ; vivement 16h00 pour repartir.
Après un embarquement dans le train très procédurié (colonne par un pour montrer son billet, accompagnement jusqu'à la bonne voiture), le train part, à l'heure. Il est assez confortable même si je suis en classe touriste. A l'arrivée je rencontre un couple de français qui prennent le taxi pour rejoindre Estella où ils se sont arrêtés l'an dernier.
Arrivé à Pampelune, je vais directement à l'albergue municipale (100 places) qui affiche "COMPLET". Je cherche un autre hébergement, mais tout est plein, même les hôtels. Je prends donc la direction du village suivant sur le Camino, en espérant y trouver refuge car il est déjà 19h00. Sur la route vers Cizur Menor, je regarde attentivement toute possibilité d'abri (bus, porche d'église ou de bâtiment, pont...) car le temps est assez menaçant.
A Cizur, 9km parcourus avec le tour de Pampelune, il est 20h00, je trouve un accueil pèlerin très chaleureux dans une albergue (auberge) de l'ordre de Malte ; tout confort pour 5 €. Et en plus ils font le repas du soir et le petit déjeuner en donativo (tu donnes ce que tu veux), et l'hospitalier (c'est celui qui fait l'accueil du pèlerin) parle français. Il m'explique que c'est la fête du vin à Pampelune et que ça explique que tout est plein. Je me régale ensuite avec l'omelette de Marie-Louise. Demain matin j'irai visiter cette charmante petite église de l'ordre de Malte avant de partir et en attendant je vais essayer de préparer mon étape de demain. Si je peux car il y a déjà une "pèlerine" qui ronfle.
2 mai 2013 : La nuit a été très pluvieuse et ce matin les vêtements de pluie s'imposent pour partir. Je fais les 4 premiers kilomètres sous la pluie avant que le ciel ne se dégage un tout petit peu, mais il ne fait pas trop froid. Le paysage est magnifique, montagneux, avec de belles couleurs vertes et jaunes, mais les chemins sont caillouteux et boueux.
Les pèlerins sont très nombreux et sur la route je discute un moment avec des hollandais, des canadiens et des français. Après 28 km et la montée assez forte de El Padron, j'arrive à Cirauqui pour la nuit. Je suis le seul français et le gîte est plein. Je vais manger dans la taverne du gîte, le cadre est sympa et je me retrouve avec un couple de polonais et deux autrichiennes, Cathy et Frida.
Bobologie : une ampoule sur côté droit du talon gauche, une ampoule au talon droit, et une petite douleur à la cuisse gauche.
3 mai 2013 : C'est ma fête. Réveil 6h00, départ 7h00. Tout va bien. Le temps s'est rafraîchi, il fait même froid et sur la route c'est soleil, nuages, soleil, nuages, donc chaud et froid en permanence et on ne sait pas comment s'habiller. Je marche à un bon rythme, rencontre un italien, un peu plus loin une danoise et les conversations vont bon train. Je fais une pause, dépanne Frida qui a cassé une sangle de son sac à dos et continue seul. Je loupe l'embranchement vers Villamayor. Je continue quand même sur le camino et vais jusque Los Arcos, soit 36 km au total au lieu des 26 prévus. Comme j'arrive un peu tard, le refuge municipal est complet et je vais dans un refuge privé où je prends la dernière place. OUF. Un de ces jours je vais me faire avoir.
Demain je pense arriver à Logroños à 30 km, mais ça dépendra du pied gauche qui est en mauvais état. J'ai mal partout mais la ville vaut le coup d'oeil. Les bâtiments sont magnifiques et aujourd'hui les vues sur la montagne étaient superbes.
Après une bonne nuit tout ira mieux mais il va quand même falloir digérer les 36 km, avec aujourd'hui encore de bonnes côtes.
Il est 17h30, je vais faire quelques courses et trouver un coin pour manger. Je croise une française à l'entrée d'une alimentation qui n'a pas l'air contente et qui discute avec un Italien. Elle n'a pas l'air commode.
Je m'installe en terrasse sur la place principale et je bois une bière pour ma fête avec un argentin qui parle un peu anglais.
Je vous laisse quelques photos ci-dessous.
A demain


